Le graphique ci-dessus résume assez bien le comportement général du marché immobilier luxembourgeois.
Pour le synthétiser en quelques points – non exhaustifs – et on ne va vous apprendre que les volumes de vente sont en hausses… :
- Les flux transactionnels ont augmenté significativement à partir de la fin de l’année 2016 et ceci jusqu’à la fin 2018. La raison ? La fiscalité !
Un changement dans l’imposition des plus-values de cession immobilière a été voté en juin 2016 pour dynamiser le marché. Il impose les biens bâtis et non bâtis qui font partis du patrimoine privé des contribuables personnes physiques à ¼ du taux global et ceci jusque fin décembre 2017 puis prolongé jusqu’au 31 décembre de l’année suivante. Depuis le début de l’année 2019, le taux est revenu au demi-taux global pour les biens autre que la résidence principale.
Attention ceci n’a pas dynamité l’activité 2019 ! C’est vrai que le 1er trimestre a sans doute pâti de cet afflux de transactions sur le dernier trimestre 2018 mais nous observons un retour pour le 2nd trimestre 2019 à un niveau d’activité similaire au second trimestre 2018.
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- Il existe clairement une saisonnalité dans les transactions immobilières et ceci depuis 2007. Le quatrième trimestre semble être le plus propice à la réalisation et conclusion d’actes notariés de vente. Il peut s’expliquer en partie par les changements de fiscalité très souvent introduit au 1er Janvier.
- La part des logements en construction est de plus en plus significative dans le nombre de transactions. Il représente 38% à présent.
On doit tout de même s’intéresser de plus près au volume financier généré. Il se déconnecte de plus en plus du volume de vente.
+ 11,40% est l’augmentation de prix des logements (l’ensemble des appartements et maisons) entre le 2ème trimestres 2018 et 2019.
Pour les appartements, l’écart entre le neuf et l’ancien n’est pas significatif car la progression dans le neuf a été de +11,50% pour +10,70% dans l’ancien.
Pour les maisons existantes, la hausse fût de +11,80% pour la même période.
Pour conclure, le levier gouvernemental a eu ses effets mais la demande est telle qu’organiquement l’activité immobilière s’intensifie. Il serait intéressant de dissocier les profils des acheteurs car la conjoncture internationale fait du Luxembourg une place stable et plus dynamique que ses voisins.
Retrouver le rapport complet sur le site : http://observatoire.liser.lu/
